Communiqués de presse

Après plus de 10 ans, la phase d'instruction de l'affaire contre Martina Johnson est close

  • 14/10/2025

(Genève et Monrovia, le 14 octobre 2025) – Aujourd’hui, à la suite d’une audience à huis clos qui s’est tenue le30septembre 2025, le juge de la « Chambre du conseil » du tribunal de première instance de Gand a rendu une décision clôturant officiellement l’enquête concernant Martina Johnson.

Martina Johnson, qui réside en Belgique depuis 2003, aurait été une ancienne commandante du Front patriotique national du Libéria (NPFL) de Charles Taylor pendant la première guerre civile libérienne (1989-1996). Arrêtée en Belgique en septembre 2014, soupçonnée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Martina Johnson est accusée par le parquet belge d’avoir participé directement à des mutilations et à des massacres fin 1992, lors de l’« opération Octopus », une offensive militaire tristement célèbre menée contre la capitale du Libéria pendant la première guerre civile.

L'audience du30septembre avait pour objet de déterminer si l'enquête menée par les autorités judiciaires belges, en cours depuis 2012, avait permis de réunir des éléments de preuve suffisants pour renvoyer l'affaire devant le tribunal. La « Chambre du conseil » a répondu par l'affirmative.

À la suite de la décision rendue aujourd’hui, les parties attendent désormais une audience devant les juges de la « Chambre des mises en accusation » (qui relève de la Cour d’appel) et une décision quant à l’éventuel renvoi de l’affaire devant le tribunal de première instance.

Civitas Maxima et le Global Justice and Research Project ont collaboré avec Luc Walleyn, représentant des victimes, dans le cadre de cette affaire.