Irak - Syrie

Civitas Maxima travaille aux côtés des victimes et de ses partenaires locaux afin que les auteurs de crimes commis par Daech contre les communautés yézidies et d’autres communautés touchées répondent de leurs actes.

Le travail de Civitas Maxima en Irak

Entre 2014 et 2019, l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL, État islamique ou Daech) a proclamé son califat sur de vastes portions de l’Irak et de la Syrie. Le régime de l’EIIL s’est caractérisé par sa brutalité et le groupe est accusé d’avoir commis, entre autres crimes, un génocide, des meurtres, des actes d’esclavage, des violences sexuelles, des actes de torture et des déplacements forcés. Les chrétiens, les yézidis, les Turkmènes, les sabéens-mandéens, les Kaka’e, les Kurdes, les Shabaks, les chiites et les sunnites perçus comme affiliés au gouvernement irakien figuraient parmi les personnes prises pour cibles et soumises à des massacres systématiques, à des enlèvements, à des pillages et à la destruction de leurs biens. Les femmes appartenant à certaines de ces minorités étaient particulièrement visées par le régime de l’EIIL, qui mettait en œuvre un système organisé de traite et d’esclavage des femmes et des filles. Retenues en esclavage ou en tant quesabāyā ( prisonnières de guerre), les femmes étaient photographiées et répertoriées pour être achetées, échangées ou offertes en cadeau. Souvent détenues dans les maisons des combattants, elles étaient régulièrement soumises à des traitements inhumains et à des violences sexuelles et sexistes.

L'Irak a également connu les taux de disparitions forcées les plus élevés au monde. Un rapport de l'ONU rédigé par le Comité sur les disparitions forcées estime qu'entre 250 000 et 1 000 000 de personnes ont disparu depuis 1968 en raison des conflits et des violences politiques. Le rapport analyse les différentes vagues de disparitions et les relie à la période baasiste sous Saddam Hussein (1968-2003), à l’invasion de 2003 et à l’occupation américaine qui a suivi, à la proclamation du califat islamique par l’EIIL, ainsi qu’aux manifestations antigouvernementales de 2018 à 2020. Parmi les auteurs figurent des agents des services de sécurité de l’État, des forces militaires étrangères et des milices.

Le paysage de la lutte contre l’impunité

Malgré l’ampleur considérable des violations, très peu d’auteurs ont été amenés à rendre des comptes. En ce qui concerne les crimes de l’EIIL, certains combattants ont certes été jugés devant des juridictions européennes. Cependant, bon nombre de ces poursuites se sont concentrées sur des infractions terroristes, et les individus n’ont pas été poursuivis pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les actes de génocide qu’ils ont commis alors qu’ils faisaient partie de l’organisation terroriste. Les voies de justice en Irak restent également très limitées pour les survivants. La fermeture de l’UNITAD, la mission d’enquête des Nations unies en Irak, a rendu urgent d’envisager d’autres voies pour garantir que les auteurs de crimes commis par l’EIIL rendent des comptes aux victimes. Alors qu’on espérait que les enquêtes de l’UNITAD permettraient de constituer des dossiers destinés à faciliter les poursuites dans divers États, la fermeture de cette mission et le flou actuel quant au sort de ses archives laissent un vide considérable dans le paysage de la responsabilisation.

L'action de Civitas Maxima

Civitas Maxima collabore avec des partenaires clés, notamment des organisations et des communautés locales, tant en Irak que parmi la diaspora, afin de constituer des dossiers à l'encontre des auteurs de ces crimes qui reflètent pleinement la gravité de leurs actes et prennent en compte l'ampleur des préjudices subis par les survivants.

Contact

Civitas Maxima peut aider les victimes à s'y retrouver dans les procédures judiciaires. Si vous souhaitez nous communiquer des informations ou nous contacter pour obtenir de l'aide, veuillez utiliser l'adresse e-mail suivante : [email protected], ou nous envoyer un message sur WhatsApp au +41 783166324.

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