Crimes contre l'humanité
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Les acteurs du monde des affaires ne sont pas à l'abri du droit pénal international. Civitas Maxima veille à ce que les entreprises et les individus qui tirent profit des crimes de guerre et des violations des droits de l’homme répondent de leurs actes, et se tient aux côtés des victimes de ces crimes.
Les origines de la responsabilité des entreprises à Nuremberg
Le précédent historique en matière de responsabilité des entreprises trouve son origine dans les « procès des industriels » qui se sont tenus à Nuremberg après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agissait de trois procès intentés par les autorités américaines contre quarante-deux personnes issues des groupes Flick, Krupp et I.G. Farben. Ces trois entreprises étaient respectivement actives dans la production de charbon et d’acier, dans la fabrication d’acier et d’armes lourdes, ainsi que dans la fabrication de produits chimiques. Toutes trois étaient étroitement impliquées dans le programme d’armement du régime nazi.
Sur les quarante-deux accusés, vingt-sept ont été reconnus coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, notamment pour avoir recouru au travail forcé et s'être livrés à des pillages dans les territoires occupés par l'Allemagne. Bien que le Statut de Nuremberg ne prévoyait pas la poursuite directe d'entités (qu'il s'agisse d'entreprises ou d'États), il permettait clairement de poursuivre avec succès les dirigeants, administrateurs et responsables d'entreprises pour des crimes commis dans le cadre des politiques menées par ces dernières.
Notre travail
Civitas Maxima travaille sur différentes affaires visant à demander des comptes aux entreprises pour leur implication dans des crimes internationaux, notamment dans le cadre du commerce illégal de « diamants du sang » pendant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002).
En septembre 2021, avec le soutien de Civitas Maxima et du Center for Accountability and Rule of Law, une victime du trafic de diamants de sang en Sierra Leone a déposé une plainte pénale devant l’Audiencia Nacional en Espagne contre l’homme d’affaires Manuel Terrén Parcerisas pour crimes internationaux.
Manuel Terrén Parcerisas aurait travaillé pour une société basée en Europe qui facilitait le commerce illégal de pierres précieuses en provenance de la Sierra Leone par l'intermédiaire de ses filiales en Afrique de l'Ouest. Entre 1997 et 2002 au moins, Manuel Terrén Parcerisas aurait effectué des échanges avec le groupe armé non étatique Front révolutionnaire uni (FRU) contre des diamants obtenus grâce à l’esclavage de civils dans le district de Kono, en Sierra Leone, riche en diamants. Les pierres précieuses ainsi acquises auraient été acheminées à Monrovia, au Libéria, puis vendues sur le marché international.
Manuel Terrén Parcerisas a été arrêté à Málaga, en Espagne, le 2 juillet 2024, puis remis en liberté le 24 juillet 2024. En février 2026, l’Audiencia Nacional a confirmé l’élargissement de l’enquête afin d’y inclure des infractions de blanchiment d’argent et d’autres suspects. L’enquête se poursuit, et diverses mesures d’enquête sont actuellement en cours.
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Le 31 octobre, la Commission des affaires juridiques du Conseil national a décidé de poursuivre ses travaux sur l'avant-projet de loi fédérale visant à inscrire la torture dans le Code pénal suisse, ouvrant ainsi la voie à son examen par le Parlement.
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