Justice internationale
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La compétence universelle et la compétence extraterritoriale permettent aux juridictions nationales de poursuivre les crimes internationaux graves commis à l'étranger, offrant ainsi aux victimes un moyen d'obtenir justice lorsque les responsables ne peuvent être traduits en justice dans le pays où les crimes ont été commis.
Civitas Maxima a été fondée sur la conviction que ces outils juridiques, lorsqu’ils sont utilisés à bon escient, peuvent permettre de rendre justice aux victimes de crimes de masse. En coordination avec des organisations partenaires locales dans les pays où les crimes ont été commis, Civitas Maxima documente les crimes internationaux par le biais d’entretiens avec les victimes et les témoins, menés avec leur plein consentement éclairé, transmet des informations solidement étayées aux autorités nationales chargées des poursuites dans les juridictions où des procédures sont légalement possibles et, lorsque la loi le permet, représente les victimes en tant que parties civiles tout au long de la procédure.
Depuis 2012, Civitas Maxima travaille aux côtés de partenaires de longue date sur le terrain pour soutenir les victimes de crimes de masse dans leur quête de justice. Ce travail a contribué à 12 arrestations ou mises en accusation et à 6 procès dans 4 pays répartis sur 2 continents, aboutissant à 5 condamnations prononcées par des tribunaux nationaux pour des crimes internationaux commis à des milliers de kilomètres de là. Au-delà de ces procédures, Civitas Maxima continue de recenser les crimes, de constituer des dossiers et de se tenir aux côtés des victimes dont les témoignages pourraient un jour être entendus devant un tribunal. Chaque dossier mené à bien a contribué à consolider la pratique de la compétence extraterritoriale et universelle et à renforcer les précédents juridiques sur lesquels s'appuieront les futures procédures.
L'exercice de la compétence universelle et extraterritoriale reste inégal. Les cadres nationaux varient considérablement : certains exigent que le suspect ait sa résidence habituelle sur le territoire, d'autres se contentent de sa simple présence ; certains permettent aux parties civiles d'engager des poursuites, d'autres réservent ce pouvoir au procureur.
Au-delà de ces différences juridiques, plusieurs facteurs déterminent si justice est finalement rendue :
La compétence extraterritoriale et la compétence universelle ne se substituent pas à la responsabilité au niveau national, là où les crimes ont été commis. Elles constituent toutefois un complément essentiel – et, dans de nombreux cas, la seule voie réaliste dont disposent les victimes. Civitas Maxima s'engage à veiller à ce que cette voie reste ouverte, accessible et efficace.
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