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La destruction délibérée d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux figure parmi les crimes les plus graves reconnus par le droit international. Civitas Maxima œuvre pour que les responsables soient traduits en justice devant les tribunaux nationaux et internationaux, au nom des victimes et des communautés qui ont survécu.
À l’instar d’autres crimes internationaux, Civitas Maxima intègre pleinement le crime de génocide dans son analyse juridique lorsqu’elle évalue les chances pour les victimes d’obtenir justice. Des plaintes sont donc déposées chaque fois que cela est légalement possible devant une juridiction nationale, à condition que les éléments constitutifs requis soient réunis, selon l’évaluation de nos avocats.
Le génocide se caractérise par une intention spécifique (dolus specialis), qui le distingue des autres crimes de masse. Il ne suffit pas de démontrer l’existence de meurtres à grande échelle ; il faut prouver qu’il y avait une intention délibérée de détruire un groupe « en tant que tel ». Cette intention est souvent difficile à établir et constitue l’un des principaux défis pour qualifier juridiquement des actes de génocide.
La Convention interdit le génocide et précise qu'il peut être commis aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre. Elle oblige les États à prévenir et à réprimer le génocide — tout manquement à cette obligation pouvant engager leur responsabilité internationale — et établit la responsabilité pénale individuelle pour le génocide et les actes connexes, notamment le complot, l'incitation, la tentative et la complicité.
Outre les mécanismes nationaux, les actes de génocide peuvent faire l'objet de poursuites devant des tribunaux internationaux. Les premières condamnations ont été prononcées par les tribunaux pénaux internationaux ad hoc créés en 1993 et 1994 par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Créée par le Statut de Rome (1998), la Cour pénale internationale est compétente pour juger les génocides commis après 2002, à condition que le crime ait été commis sur le territoire d'un État partie, par un ressortissant d'un État partie, ou à la suite d'un renvoi par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Au niveau national, plusieurs États — dont l’Allemagne, l’Argentine, la Belgique, la France et la Suisse — ont intégré le crime de génocide dans leur législation nationale, soit en reprenant à l’identique la définition de la Convention, soit en l’élargissant, comme c’est le cas en Suisse. Cette incrimination permet à leurs juridictions de poursuivre les responsables, y compris pour des actes commis à l’étranger, dans les limites fixées par leur droit national.
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Le 31 octobre, la Commission des affaires juridiques du Conseil national a décidé de poursuivre ses travaux sur l'avant-projet de loi fédérale visant à inscrire la torture dans le Code pénal suisse, ouvrant ainsi la voie à son examen par le Parlement.
Dans une décision rendue le 25 juin 2024, la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire française, a jugé que le pourvoi en cassation de Kunti Kamara était devenu caduc, celui-ci n'ayant pas respecté le délai légal imparti pour le dépôt de son mémoire.
Aujourd’hui, la Cour d’assises de Paris a confirmé le verdict de culpabilité rendu en 2022 et a déclaré Kunti Kamara, ancien commandant rebelle libérien de l’ULIMO, coupable de complicité de crimes contre l’humanité, ainsi que d’actes de torture et de barbarie simples et aggravés.