Le procès d'Alieu Kosiah, ancien commandant du Mouvement uni de libération du Liberia pour la démocratie (ULIMO), a de nouveau été reporté par le Tribunal pénal fédéral suisse.
Le procès devait initialement se tenir en avril 2020, à Bellinzone, en Suisse. Cependant, en mars 2020, il a été reporté par la Cour en raison des mesures imposées par les autorités suisses en réponse à la pandémie de COVID-19. À l'époque, le Tribunal avait pour objectif de reprogrammer le procès entre juin et juillet 2020. Étant donné que les mesures prises à l'échelle mondiale pour lutter contre la pandémie continuent d'affecter les déplacements internationaux et la logistique globale nécessaire à ces procédures judiciaires, le Tribunal a décidé de reporter le procès jusqu'à la fin de l'année 2020, entre novembre et décembre.
Aucune date officielle n'a encore été annoncée.
Alieu Kosiah est mis en cause pour avoir commis ou ordonné des crimes de guerre, notamment des actes de violence sexuelle, des meurtres, des actes de cannibalisme, le recrutement d’enfants soldats, des pillages, le recours forcé au travail de civils dans des conditions cruelles, ainsi que le transport forcé de biens pillés, d’armes et de munitions. Kosiah est la première personne à être jugée pour crimes de guerre devant un tribunal pénal non militaire en Suisse, et il a été le premier membre de l’ULIMO à être inculpé pour des crimes commis pendant la première guerre civile libérienne.
Civitas Maxima et le Global Justice and Research Project (GJRP) comprennent que la décision de report a été prise par la Cour pénale fédérale afin de permettre à ce procès historique de se dérouler dans les meilleures conditions possibles et en toute sécurité.