Communiqués de presse

Appel dans l'affaire Alieu Kosiah et prochain procès de Kunti K. à Paris

  • 20/09/2022

L'affaired'Alieu Kosiah, ancien membre du Mouvement uni de libération du Libéria (ULIMO) condamné à 20 ans d'emprisonnement pour son rôle dans la première guerre civile libérienne, fera l'objet d'un appel en janvier 2023. La procédure d'appel devant le Tribunal pénal fédéral suisse (TPF) devrait se dérouler du 11 au 17 janvier et du 23 au 24 janvier, avec des jours de réserve du 30 janvier au 3 février 2023, à Bellinzone, en Suisse.

Le 2 septembre 2022, à la suite de l'appel interjeté par les plaignants sur cet aspect juridique, le Ministère public de la Confédération (MPC) a déposé un acte d'accusation modifié à l'encontre d'Alieu Kosiah afin d'y inclure des chefs d'accusation pour crimes contre l'humanité.

Le procès d'Alieu Kosiah constituait déjà une affairehistorique, car c'était la première fois qu'un ressortissant libérien était jugé pour des crimes de guerre commis pendant les guerres civiles libériennes. De plus, c'était la première fois qu'un procès pour crimes de guerre se déroulait devant la FCC. Avec l'ajout des crimes contre l'humanité, ce sera également la première fois que la FCC jugera de tels crimes.

Conformément à la mission de Civitas Maxima visant à rendre l'information juridique accessible, l'arrêt expurgé de l'affaire Kosiah a été traduit en anglais par l'organisation, la procédure s'étant déroulée en français. Le document est disponibleici.

Le procès d’Alieu Kosiah rappelle fortement celui, à venir, deKunti K., également ancien commandant de l’ULIMO, qui sera jugé du 10 octobre au 4 novembre 2022 à Paris, en France, pour des faits présumés de crimes contre l’humanité et de torture commis pendant la première guerre civile libérienne.

Civitas Maxima comparaîtra officiellement devant le tribunal lors de ce procès en tant que partie civile, aux côtés de plusieurs victimes libériennes. Il s'agira de la première affaire d'extradition concernant des crimes internationaux jugée en France qui ne soit pas liée au Rwanda. Civitas Maxima assurera le suivi du procès, dont les informations seront disponiblesici.