Communiqués de presse

Martina Johnson comparaîtra devant la cour d'assises belge pour répondre d'accusations de crimes internationaux

  • 12/03/2026

Version anglaise

(Genève et Monrovia, le 12 mars 2026)– Aujourd’hui, à l’issue d’une audience à huis clos qui s’est tenue le 12 février 2026, les juges de la chambre des mises en accusation (Kamer van inbeschuldigingstelling) de la cour d’appel de Gand ont rendu une décision clôturant officiellement la phase d’instruction de l’affaire contre Martina Johnson et renvoyant son dossier devant la cour d’assises.

Martina Johnson, qui aurait été une ancienne commandante du Front national patriotique du Libéria (NPFL) de Charles Taylor pendant la première guerre civile libérienne (1989-1996), réside en Belgique depuis 2003. En 2012, à la suite d’une plainte déposée par plusieurs victimes, une enquête a été ouverte. Arrêtée en septembre 2014, soupçonnée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Martina Johnson est accusée par le parquet belge d’avoir participé directement à des persécutions et à des massacres commis fin 1992 lors de l’opération Octopus, une offensive militaire tristement célèbre menée contre la capitale libérienne.

La décision d’aujourd’hui fait suite à une première audience qui s’est tenue le 30 septembre 2025 devant la chambre du conseil du tribunal de première instance de Gand, au cours de laquellele juge a estiméque l’enquête menée par les autorités judiciaires, en cours depuis 2012, avait mis au jour des éléments de preuve suffisants à l’encontre de Martina Johnson pour justifier son éventuel renvoi devant la cour d’assises.

La chambre des mises en accusation, seule compétente sur le plan procédural pour renvoyer officiellement des affaires devant la cour d’assises, a confirmé aujourd’hui l’existence de preuves suffisantes à l’encontre de Martina Johnson et l’a renvoyée devant la cour d’assises de Gand pour y être jugée.

À la suite de la décision rendue aujourd’hui, les parties attendent désormais la confirmation de la date du procès. Cette décision marque une étape décisive dans la quête inlassable de justice menée par les victimes. Cette décision tant attendue intervient 14 ans après l’ouverture de l’enquête et 34 ans après l’opération Octopus.

Civitas Maxima et le Global Justice and Research Project collaborent avec Luc Walleyn, représentant des victimes, dans le cadre de cette affaire.

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Alain Werner, directeur
+41-223-46-12-43 (portable)
[email protected]

Version en néerlandais

Martina Johnson comparaîtra devant une cour d'assises belge pour répondre de crimes internationaux

(Genève et Monrovia, le 12 mars 2026) – Aujourd’hui, les juges de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Gand, à l’issue d’une audience à huis clos tenue le 12 février 2026, ont rendu une décision clôturant officiellement l’enquête dans l’affaire Martina Johnson et renvoyant la prévenue devant la Cour d’assises.

Martina Johnson, ancienne commandante du NPFL de Charles Taylor pendant la première guerre civile libérienne (1989-1996), réside en Belgique depuis 2003. En 2012, une enquête a été ouverte à la suite d’une plainte déposée par plusieurs victimes. Martina Johnson a été arrêtée en 2014, soupçonnée de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Le parquet belge l'accuse d'avoir été directement impliquée dans les persécutions et les massacres qui ont eu lieu fin 1992 lors de l'opération Octopus, une attaque militaire tristement célèbre contre la capitale du Libéria.

Le 30 septembre 2025, une première audience s'est tenue à huis clos devant le tribunal de première instance de Gand, à l'issue de laquelle le juge a estimé que l'enquête menée depuis 2012 par les autorités judiciaires avait mis au jour des preuves suffisantes à l'encontre de Martina Johnson pour éventuellement la renvoyer devant la cour d'assises.

La chambre d'accusation, seule juridiction d'instruction compétente pour renvoyer un prévenu devant la cour d'assises, a confirmé aujourd'hui qu'il existait des preuves suffisantes pour renvoyer Martina Johnson devant la cour d'assises de Gand en vue de son jugement.

Suite à la décision rendue aujourd’hui, les parties attendent désormais la date d’ouverture du procès. Cette décision tant attendue marque une avancée décisive dans la longue quête de justice pour les victimes. Elle intervient 14 ans après le début de l’enquête et 34 ans après l’opération Octopus.

 Civitas Maxima et le Global Justice and Research Project collaborent dans cette affaire avec le représentant des victimes, Me Luc Walleyn.

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+41-223-46-12-43 (portable)
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