Communiqués de presse

Les autorités judiciaires françaises ont mené une enquête au Liberia

  • 12/06/2019

Au printemps 2019, les autorités françaises et libériennes ont collaboré dans le cadre d'une mission d'enquête liée à une procédure engagée en France à la suite de l'arrestation, en septembre 2018, de Kunti K. pour des faits commis pendant la première guerre civile au Liberia, entre 1989 et 1996. Cette mission, qui a nécessité d'importants moyens logistiques, s'est déroulée dans le comté de Lofa, au nord-ouest du Liberia.

C'était la première fois depuis la fin de la deuxième guerre civile, en 2003, que les autorités libériennes procédaient, en collaboration avec des autorités étrangères, à des reconstitutions de scènes de crime liées à des crimes commis pendant la guerre. Ces reconstitutions se sont déroulées en présence des autorités judiciaires françaises, du juge d'instruction, des avocats de la défense et des parties civiles. Tout au long de cette mission d'une semaine, la contribution des autorités libériennes a été exemplaire.

Civitas Maxima et le Global Justice and Research Project saluent la qualité du travail accompli par les autorités françaises et libériennes et les félicitent d'avoir franchi cette étape dans le respect de leurs obligations internationales. Civitas Maxima et le GJRP estiment qu'il s'agit là d'une avancée importante dans la lutte contre l'impunité des crimes commis au Liberia au cours des deux guerres civiles libériennes.

Civitas Maxima et le Global Justice and Research Project collaborent depuis 2012 et représentent ensemble des centaines de victimes des deux guerres civiles qui ont fait plus de 250 000 morts entre 1989 et 2003. Civitas Maxima, représentée par l’avocat Simon Foreman, se tient aux côtés des victimes libériennes et se porte partie civile dans le procès contre Kunti K à Paris.