The trial of Sierra Leonean national and Tampere resident, Gibril Massaquoi, will begin on February 1, 2021 before the Pirkanmaa District Court in Finland, and is expected to last for several months. This follows today’s indictment of Massaquoi by the Office of the Prosecutor on charges of aggravated war crimes, aggravated crimes against humanity and murders – which he allegedly committed not in his home country, Sierra Leone, but in neighbouring Liberia.
La mise en accusation de Massaquoi intervient peu après que le Bureau national d'enquête finlandais (NBI) a clos son enquête préliminaire sur les infractions qui auraient été commises par Massaquoi entre 1999 et 2003.
Au cours du procès, un nombre important de victimes et de témoins des crimes présumés de Massaquoi, ainsi que des témoins de la défense, devraient être appelés à témoigner.
Concurrent to Massaquoi’s trial – for three weeks from February 15 – the trial of Alieu Kosiah will resume in Bellinzona, Switzerland, after it commenced in December 2020. Liberian alleged victims, as well as witnesses, are expected to testify in Switzerland.
Avec ces deux procès, les efforts visant à rendre justice aux centaines de milliers de victimes oubliées des guerres civiles au Liberia continuent de prendre de l’ampleur devant les tribunaux nationaux du monde entier, après les procès et les condamnations de Jungle Jabbah en 2017 et de Thomas Woewiyu en 2018, tous deux à Philadelphie, aux États-Unis.
Massaquoi has been under formal investigation by the NBI since autumn 2018, after Civitas Maxima and its sister organization in Monrovia, the GJRP, submitted information regarding his alleged involvement in mass atrocities in Liberia to the Finnish authorities. Massaquoi has been in pre-trial detention since his arrest in Tampere, Finland, on March 10, 2020. This case has involved extensive investigations in Liberia and Sierra Leone since early 2019, with the cooperation and support of the Liberian and Sierra Leonean authorities.
Civitas Maxima et le GJRP saluent le soutien apporté par les autorités libériennes et sierra-léonaises dans cette affaire, ainsi que les autorités finlandaises pour leur enquête approfondie et menée en temps opportun sur le terrain.
Massaquoi a occupé des postes de premier plan au sein du Front révolutionnaire uni (RUF) pendant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002), en tant que lieutenant-colonel et porte-parole du groupe rebelle. La guerre civile en Sierra Leone était étroitement liée aux deux guerres civiles au Libéria, car Charles Taylor (ancien président du Liberia et fondateur du groupe rebelle Front patriotique national du Libéria (NPFL)) a soutenu le RUF et collaboré avec lui tout au long de ces conflits. Taylor a été condamné par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (SCSL) en 2012 pour avoir aidé, encouragé et planifié la commission de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en Sierra Leone par le RUF. Massaquoi n’a pas été poursuivi devant le SCSL en raison de sa collaboration en tant que témoin interne.
Malgré le rapport final de la Commission libérienne pour la vérité et la réconciliation (TRC), publié en juin 2009 – qui recommandait des poursuites pénales et la création d’un tribunal spécialisé chargé de juger les crimes de guerre commis au Liberia –, personne n’a jamais été poursuivi ni jugé au Libéria pour les crimes commis pendant ces guerres. Ces deux conflits successifs (1989-1997 et 1999-2003) ont fait plus de 250 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés.
Nous publierons sur notre site web et sur nos réseaux sociaux un suivi quotidien du procès, qui sera assuré en collaboration avec une équipe de partenaires, comprenant des observateurs locaux là où se tiendront les audiences, ainsi que des observateurs à distance en Europe et aux États-Unis. Cela permettra au public du monde entier de suivre le procès au-delà des murs de la salle d'audience.