Laye Sekou Camara

Laye Sekou Camara a été arrêté en 2022 à New York pour avoir prétendument participé à la deuxième guerre civile au Libéria en tant que membre haut placé du groupe armé LURD.

Laye Sekou Camara a été condamné le 11 septembre 2025 à près de 5 ans de prison pour fraude en matière d’immigration. Également connu sous ses noms de guerre « Général K-1 » et « Général Dragon Master », il était accusé d’avoir participé à la brutale deuxième guerre civile du Libéria en tant que membre haut placé du LURD (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie). Le LURD est un groupe rebelle qui a commis des crimes de guerre et des atrocités ayant entraîné la mort et le déplacement de milliers de Libériens. La Commission libérienne pour la vérité et la réconciliation a reconnu le LURD comme l’un des « groupes auteurs de violations graves » actifs pendant la guerre.

Sekou Camara a été arrêté le 26 mars 2022 à la suite d’une plainte pénale déposée devant le tribunal fédéral de première instance du district Est de Pennsylvanie. Il a été inculpé de trois chefs d’accusation pour utilisation d’un document d’immigration obtenu frauduleusement, et d’un chef d’accusation pour possession d’un document d’immigration obtenu frauduleusement. Il est accusé d’avoir menti dans les demandes soumises aux autorités américaines pour obtenir divers documents d’immigration, notamment un visa de non-immigrant, un visa d’immigrant et une carte d’identité de l’État de Pennsylvanie. Le 8 avril 2022, il a été libéré sous caution et placé en surveillance à domicile, avec des dérogations autorisées pour se rendre à son travail, au tribunal et chez le médecin.

Le procès de Sekou Camara devait débuter le 21 janvier 2025. Cependant, le 16 janvier, il a plaidé coupable de tous les chefs d’accusation figurant dans l’acte d’accusation, renonçant ainsi à son droit à un procès devant un jury. Le 23 janvier, le juge a fixé une audience préliminaire à la détermination de la peine afin de permettre aux témoins libériens de faire consigner leurs témoignages au dossier.

L'affaire Sekou Camara constitue la troisième poursuite pénale publique et la troisième condamnation à Philadelphie liées aux guerres civiles au Libéria, après celles de «Jungle Jabbah», ancien commandant de l’ULIMO, et de Thomas Woewiyu, ancien porte-parole du NPFL et ministre de la Défense. Avec le procès de Moses Wright prévu dans le courant de l’année, ce sera la quatrième affaire pénale dans laquelle Civitas Maxima et son organisation sœur basée au Libéria, le Global Justice and Research Project (GJRP), auront aidé les autorités américaines dans leurs enquêtes.

Fonction Commandant au sein du groupe rebelle LURD
Nationalité libérien
Période d'activité Deuxième guerre civile au Libéria (1999-2003)
Lieu de la procédure  Philadelphie, États-Unis
Frais Fraude en matière d'immigration
État d'avancement de l'affaire Il a été condamné à près de 5 ans de prison après avoir plaidé coupable pour les quatre chefs d'accusation retenus contre lui. Il purge actuellement sa peine.

Conséquences juridiques directes de cette affaire

Ce procès est le premier procès pénal intenté contre un commandant du LURD.

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